Le lundi 19 avril 1976 vers 12h30, un début d'incendie est décelé dans une boutique par un passant. Les pompiers sont immédiatement appelés et, à leur arrivée quasi simultanée aux deux extrémités de la partie en feu de la galerie, ils constatent la présence d'une épaisse fumée noire jusqu'à environ 50 cm du sol et que le feu avance rapidement dans un « grondement de tonnerre ».
Les gaz chauds font éclater la baie vitrée d'éclairage donnant rue de Stassart et la hauteur des flammes est telle que le feu se communique par rayonnement au 1er étage, occupé par des bureaux du Ministère de l'Agriculture.
De même au milieu de la galerie, les gaz chauds font éclater un lanterneau de 15 m de long sur 1,5 m de large et les flammes communiquent le feu par rayonnement aux 3 étages supérieurs. Les secours ne peuvent pénétrer dans la galerie vu l'importante quantité de fumée noire qui s'en dégage. Trois pompiers intoxiqués doivent être hospitalisés.
Le feu est maîtrisé vers 15h00. Après l'incendie, le lieu sinistré présente l'aspect d'un bourbier noir.
- Que se serait-il passé si l'incendie s'était produit pendant les heures d'occupation de la galerie ?
- Sommes-nous passés à côté d’un « Innovation » bis ?
- Quelle a été la clairvoyance des assureurs dans la prévention d’une nouvelle catastrophe ?
Causes de la propagation rapide du feu
- manque de compartimentage horizontal
- manque de compartimentage vertical
- manque de compartimentage entre boutiques et faux-plafonds de la galerie
- faible largeur des galeries
- importantes charges calorifiques localisées
- manque de mesures permettant de limiter l’extension d’un début d’incendie
Clairvoyance des assureurs
Sans la présence d'un sas, le feu se communiquait à l'Innovation de la chaussée d’Ixelles. Car il existe en effet un couloir de communication entre la galerie et les grands magasins qui jouxtent la galerie. Lors de la création de la galerie de la Toison d’Or, le souhait avait été exprimé de profiter de cette communication pour y présenter des marchandises ; mais les assureurs avaient imposé un sas de 4 m de long, protégé par un volet d'acier, et sprinklé.
On peut donc affirmer que la présence de ce sas a évité la propagation du feu vers le grand magasin. La galerie commerçante n'a été équipée d'une installation sprinkler qu'après l'incendie.
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Notre « Feu instructif », publié dans la Revue Belge du Feu n° 32 d’octobre 1976 - Découvrez notre galerie de photos (Robert De Kock et ANPI)
Le rapport de l’intervention, par le capitaine Edgard Hermans des pompiers de Bruxelles - Quelques articles de la presse de l’époque :
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